Nous affrontons actuellement une crise sanitaire mondiale sans précédent -il y a peu on nous parlait même de « guerre »- qui impacte sur la vie de tous les êtres humains de la planète. Cette période majeure que nous traversons tant elle est inédite impose la mise en place d’une nouvelle organisation sanitaire, humaine et sociale qui bouscule pas mal nos habitudes.

« Le changement, c’est maintenant «  de 2012 aura finalement eu lieu avec huit ans de retard. Et quel changement!

L’homme moderne change. Il est en pleine crise de mutation. Une mutation inattendue dûe à l’expansion d’un virus émergé quelques mois plus tôt à plus de 8.000 kilomètres de nos latitudes.

Le rapport au monde, à l’autre, au travail, s’en trouve radicalement modifié par la renonciation forcée de nos habitudes de vie pourtant si familières et tellement humaines. Finis les accolades, les serrages de main, les bisous à n’en plus finir (« Toi c’est 3? Moi c’est 4! ») pour se saluer. Fini la proximité humaine puisqu’une distance d’1 mètre 50 s’est désormais imposée comme la norme standardisée de nos échanges sociaux. Finis les sourires, les émotions et autres expressions de vie marqués sur nos visages devenus presque invisibles derrière les masques obligatoires. Finis les apéritifs entre amis, les happy hours, les dancefloors, les fêtes mais aussi le cinéma, le théâtre, les voyages, les restaurants, les concerts,…. En un mot, finie la vie d’avant.

Bonjour la maison, le balcon (ou pas), l’ordi, le smartphone, internet, Google, Amazon, Facebook, Youtube, Instagram, Netflix, la télé, les apéro skype, le canap’, la cuisine, les gels hydroalcooliques, les lingettes et puis les masques…Travail, famille, wi-fi, Bienvenue dans le monde d’après, version « Covid 2.0 » !

Chaque changement important de vie s’accompagne toujours du processus de deuil : après le choc de l’annonce vient le déni, la non-acceptation, puis le temps de la colère, de la rébellion, avant d’entrer dans la phase dépressive pleurant le départ inconsolable de ce que l’on aimait tant. Vient alors le temps de l’acceptation et de la résilience qui permet de continuer à vivre « quand même » et « malgré tout » d’une nouvelle manière, autrement.

Boris Cyrulnik, dans son livre Un merveilleux malheur, décrit la capacité de résilience qui permet de transformer une vie d’éclopé(e) en histoire heureuse.  » On s’est toujours émerveillé devant ces enfants qui ont su triompher d’épreuves immenses et se faire une vie d’homme, malgré tout. Le malheur n’est jamais pur, pas plus que le bonheur. »

Les êtres humains sont des êtres adaptogènes dotés d’une capacité instinctive d’adaptation. Il s’agit d’un réflexe ancestral de survie que l’homme a développé depuis des millénaires pour survivre face à un monde changeant et parfois hostile. S’adapter à son environnement pour ne pas mourir, développer de nouvelles ressources pour continuer à perpétrer la vie sur terre. Réflexe de conservation avant tout, instinct et force de [sur]vie.

Mais l’homme est aussi un être de repères et de sécurité qui s’attache profondément à ce qu’il possède et abhorre les changements qu’il ne maîtrise pas. Pour parer à cette peur archaïque, les hommes ont de tout temps chercher à prévoir l’avenir pour anticiper les changements, l’inconnu, s’illusionnant de pouvoir contrôler La Vie qui passe.

Certain(e)s consultent des voyants, des mages et autres médiums. D’autres se rassurent en souscrivant à des assurances dites « tous risques ». D’autres encore font appel à des algorithmes de plus en plus sophistiqués, programmés pour préserver leurs intérêts face à l’avenir et en tirer toujours plus de profit.

Prévoir l’avenir, anticiper le changement, s’assurer pour se rassurer, toujours cet instinct de conservation à l’œuvre chez cet être humain bien fragile qui lutte de toutes ses forces contre ce qui fait la condition même de la Vie: le changement.

Sauf que personne n’avait prévu ce nouveau virus. Sauf que personne ne prévoit la suite de l’histoire. Sauf que personne n’avait anticipé la crise financière de 2008. Sauf que… Sauf que… Sauf que…

Cette volonté de contrôle que tente d’exercer l’homme sur la Vie cache une angoisse plus profonde, jamais résolue, l’angoisse de mort. La non-acceptation de cette issue fatale, de la finitude humaine, semble inconcevable, inacceptable.

Même Jésus n’a pu y échapper, mort sur la croix sans aucune autre issue possible. « Mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné? » cria-t-il dans sa dernière agonie. Chaque homme porte en son tréfonds ce premier vers éploré du psaume 21 face au mystère total qu’il subit depuis la nuit des temps sans le comprendre ni le maîtriser jamais.

Pourtant « rien ne se perd, tout se transforme » nous affirme Einstein. La loi scientifique de la transformation -et non de l’anéantissement- relève philosophiquement l’âme humaine du sombre abîme où elle s’était égarée vers un nouvel horizon plus glorieux et porteur d’espoir : celui de la résurrection. Jésus a incarné cette loi dans son ensemble en devenant lui-même la pierre philosophale. En renaissant tel un phénix de ses cendres, il a été la preuve de la loi de la transformation comme Loi de Vie, passant de corps d’homme mort en corps de lumière vivant. La loi de la transformation devient dès lors un magnifique plaidoyer d’espoir et de consolation pour tous les hommes.

Bouddha nous rappelait qu’ « il n’y a rien de plus constant que le changement« , tandis qu’Héraclite D’Ephèse, penseur présocratique du V-IV ème siècle av. JC, figure majeure parmi les physiciens de son époque, nous disait déjà que « rien n’est permanent sauf le changement. »

Il y a donc plutôt intérêt à ne pas trop se braquer face à ce qui est le principe même de la Vie.

Pour autant que l’on retrouve positivement espoir et confiance en la Vie, ne doit pas nous faire basculer a contrario dans une naïveté aveugle réduisant à peau de chagrin nos capacités d’intelligence autonome, de discernement et de liberté propres à la dignité humaine.

L’homme accepte d’autant plus facilement le changement qu’il perçoit avec justesse la direction où cela le conduit. « Il n’y a rien de négatif dans le changement, si c’est dans la bonne direction » disait Winston Churchill.

C’est exactement là où le bât blesse. Au mois de mars, on nous annonçait « une grippette », au mois de mai l’équivalent de la peste. Le port du masque semblait superflu pour arrêter l’épidémie en février (voire carrément dangereux à porter trop longtemps), aujourd’hui il devient obligatoire partout et tout le temps. Le traitement du Professeur marseillais semblait efficace jusqu’à brutalement devenir la bête à abattre avec acharnement.

Au total, au 12 août 2020, il y a eu dans le monde entier environ 20 millions de cas confirmés depuis mars 2020 avec 12,5 millions de personnes guéries et 741 000 décès, ce qui représente un taux de mortalité de 3,65% au niveau mondial.

La grande majorité des décès serait principalement le fait des personnes âgées (et encore, pas toujours ! lucienne-105-ans-a-gueri-du-covid) et/ou porteuses de comorbidités et/ou immunodéprimées.

Rappelons aussi un autre chiffre important et celui-là tout à fait encourageant : le virus reste bénin dans 80% des cas où les personnes guérissent spontanément sans traitement particulier (OMS). D’ailleurs il n’en existe aucun pour l’instant, le traitement en bithérapie ayant fait l’objet de moultes controverses très agitées jusqu’à finir par être retoqué récemment, malgré ses résultats remarquables lorsqu’il est pris en début d’infection.

Ce virus reste aussi trop indéterminé. L’on ne sait toujours pas avec certitude ni avec précision de quoi il s’agit vraiment. Son origine reste hypothétique :

  1. ? Un pangolin ou une chauve-souris provenant d’un marché en Chine qui aurait contaminé un homme, à priori globe-trotter, friand de manger des animaux sauvages crus à son dîner et qui aurait, au cours de ses voyages faisant suite à ce malheureux repas, contaminé les passagers des avions qu’il aurait empruntés ainsi que toutes les personnes qu’il aurait rencontrés, elles-mêmes contaminant à leur tour voisins, collègues et frères de communauté religieuse et par effet domino, infectant en quelques semaines le monde entier. (Ça fait beaucoup de déplacements et de voyages pour en arriver là… bonjour l’empreinte carbone, en plus de la diffusion massive de la pandémie ! )
    Nota : à peu de choses près dans l’histoire, c’est cette version qui a été choisie officiellement par les autorités. Si si!

  2. ? un virus échappé par mégarde d’un laboratoire P4 (=labo qui manipule des virus très dangereux et censé répondre à des normes de sécurité les plus hautes…oh ça va! l’erreur est humaine!…), lui-même situé dans la même ville que le fameux marché aux pangolins et autres chauve-souris plébiscités par tous les globe-trotters carnivores raffinés
  3. ? un virus créé par l’homme dans un scénario digne d’un roman de science-fiction, dans lequel les gouvernements internationaux auraient préparé un super coup pour imposer, à travers un chaos planétaire organisé, un nouvel ordre mondial et en profiter pour éradiquer les 3/4 de l’humanité, avec Bill Gates au milieu de tout ça. Pour ceux qui restent, on les puce et on les vaccine au moyen de vaccins ADN et ARN messager (ARNm) -injection d’ADN génétiquement modifiés non autorisés et jamais utilisés encore sur l’homme. Ils n’y verront que du feu, trop heureux de sortir de la psychose et du chaos créé autour de cette nouvelle maladie inconnue, ingérable et très dangereuse ainsi qu’on le lui sermonne à longueur de journée.

Brrhh, malgré la canicule ça fait froid dans le dos! Même en film, je ne suis pas sûre que le scénario m’intéresse…

Face à toutes ces incohérences, le doute et la méfiance se sont désormais implantés aux premières loges de cette crise sanitaire. Et pour cause…

Car on sait encore moins la direction où cela mène le monde dans son ensemble, et nous en particulier.

C’est le grand flou sur la suite de l’histoire. 2ème vague? Port du masque obligatoire dans les rues ? Crise économique et financière mondiale? Les discours alarmistes manquent de plus en plus de pondération comme de vision, ce qui a pour effet de déclencher deux types de réactions : soit de faire encore plus peur à des gens déjà conquis depuis le début; soit de lasser les autres qui ne comprennent plus ces communications standardisées et rabâchées jusqu’à devenir inaudibles.

La plus grande urgence n’est-elle pas de sortir des discours médiatiques unanimement anxiogènes afin d’éviter de commettre les mêmes erreurs qu’en mars dernier, mais choisir plutôt les meilleures solutions, plus justes, plus efficaces et plus utiles pour tous ?

Lors de tout changement majeur de vie :

  • Il est essentiel de pouvoir identifier clairement ce qui arrive sans leurre, tromperie ni mensonge, l’ignorance étant le frein majeur à toute possibilité d’acceptation du réel et du changement.
    Comprendre est la clé pour accepter ce qui est.
  • Il est ensuite nécessaire de définir clairement « l’après- changement ».
    Choisir et définir un nouveau sens en confiance est la clé pour embrasser le changement.

Force est de constater qu’ici ce n’est pas franchement le cas. La gestion de cette crise sanitaire aura donné lieu à nombre de paradoxes et d’injonctions contradictoires qui n’ont pas laissé indifférent mais marquant une autre crise politique grave, celle de la confiance.

Fallait-il faire le choix de l’extrême du confinement et effondrer toute une économie ?

… sachant que cette option n’a jamais été choisie dans l’histoire, même lors de la grave épidémie de choléra de 1832 (en quelques heures seulement les hommes infectés risquaient de mourir) .

Confiner une population entière pendant 2 mois était-ce réellement le choix le plus adapté et le plus objectif ? N’y avait-il pas une option plus pertinente, moins contraignante et plus juste pour tous pour laisser la vie économique et sociale continuer de vivre ?

Non pas tant l’épidémie elle-même que sa gestion aléatoire aura bouleversé les hommes qui se sont retrouvés pour la première fois privés de leurs droits individuels les plus élémentaires au prix parfois de grands sacrifices (les femmes battues en sont un exemple terrible).

Les êtres humains ont été réduits d’un coup à… RIEN. Rien faire, rien dire, rien choisir. Privés d’humanité, privés de vie sous le prétexte de la leur sauver. Se taire à l’image de ce masque porté sur la bouche, symbole étrange d’un musèlement de l’expression, confinée et classée de plus en plus dans la rubrique « Fake news ».

Est-ce que l’Homme, en tant qu’être doué de conscience et de raison, peut-il encore s’autoriser à définir et à questionner les changements qu’il vit ?

Peut-il encore agir sur sa vie et s’approprier librement son histoire comme son destin ?

Quelle place pour l’Homme libre dans le « monde d’après » ?

Telles sont les questions fondamentales qui agite en profondeur notre époque si particulière.

Tel est le grand défi actuel que l’Homme doit relever pour lui-même.

« Mon Dieu, donnez-moi la sérénité d’accepter les choses que je ne peux changer, le courage de changer les choses que je peux changer, et la sagesse d’en connaître la différence ». Reinhold Niebuhr (inspiré de la citation de l’empereur Marc-Aurele)